LPJA Pépinière de plantes Carnivores à l'échelle humaine, fondée en 2016 au cœur de la CHARENTE-MARITIME
Nos plantes sont issues de semis, de divisions ou de bouturages, ce qui explique pour certains produits le faible stock
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Conseils de culture Dionaea (merci à Jean "Carnilande" pour son travail et le partage de celui-ci)

  

LPJA   Pépinière Plantes Carnivores "rustiques"   

Description

 

Dionaea muscipula est une plante vivace herbacée possédant des racines noires qui peuvent mesurer jusqu'à 15 cm de long. Elles sont issues d'un "pseudo bulbe" qui est en fait un petit rhizome. Les feuilles vertes mesurent jusqu’à 12 cm de long et se terminent par un piège ressemblant à des mâchoires ou à un piège à loups qui peut atteindre 5 cm de longueur . Les mâchoires sont bordées de poils durs pouvant atteindre 6 mm de long. De nombreuses fleurs blanches sont produites au printemps sur des hampes florales de 30 à 40cm de haut . Il existe beaucoup de variations au niveau de la couleur et des formes des pièges. Certains pièges peuvent être entièrement verts alors que d'autres seront rouges . De même, il existe des feuilles prostrées, érigées, larges...L'exposition au soleil et la température semblent être des éléments déterminants dans ces variations. Occasionnellement, un stimulus inconnu produit des plantules végétatifs sur les hampes florale. On peut les enlever de l'inflorescence car ils possèdent des racines et les cultiver comme les autres plantes. Ce phénomène est connu sous le nom d'apomixie végétative.

      

Capture 

 

Une zone périphérique, située sous les dents, produit à l'aide de petites glandes des glucides (nectar) qui semblent attirer les insectes. Sur chacun des 2 lobes, nous trouverons des petits poils sensitifs (3 de chaque côté) qui vont provoquer la fermeture du piège lorsqu'un insecte touchera deux poils différents en moins de 20 à 40 secondes d'écart. Ceci pour éviter que la pluie ou un débris ne fasse fonctionner le piège pour rien. La fermeture est très rapide (1/30 ème de seconde environ), mais dans un premier temps elle n'est pas complète. Les poils extérieurs s'entrecroisent en empêchent simplement l'insecte se s'échapper. Se sentant prisonnier l'insecte se débat et actionne à nouveau les poils sensitifs ce qui va provoquer la fermeture complète. En fonction de la chaleur et de la lumière, ce processus peut être très rapide.

   

Digestion

 

Une glande spécialisée va produire des enzymes digestifs qui vont digérer les parties molles des insectes . Après une semaine environ, le piège va se ré ouvrir et laisser apparaitre la chitine de l'insecte, trop dure pour être assimilée . Sous l'effet du vent ou de la pluie celle-ci finira par tomber rendant ainsi le piège à nouveau opérationnel. Chaque piège ne peut "fonctionner" que trois ou quatre fois dans la saison . Après il ne se ré ouvre plus et finit par se nécroser, c'est un phénomène normal. La plante ayant absorbée des nutriments, elle produira de nouveaux pièges...

   

 

La culture

Le substrat


Comme un grand nombre de plantes carnivores, les dionaea sont des plantes de tourbières et de milieux acides. Le sol y est généralement composé d'un mélange de sable et de tourbe et l'eau n'est souvent pas loin. Ces sols ne contiennent pratiquement pas de minéraux et l'eau y est très douce et acide. Le matériel de base pour réaliser un bon substrat sera donc la tourbe. Seule la tourbe blonde de sphaigne est à utiliser. Toutes les jardineries ou grandes surfaces de jardinage en proposent. Les conditionnements les plus répandus sont les sacs de 100, 150 et 180 litres. Les sacs de 25 L sont plus difficiles à trouver et souvent ils valent plus chers que les 100L. Les puristes semblent préférer celle d'origine irlandaise, mais elle est de plus en plus difficile a dénicher. Il importe donc de bien lire sur les emballages la mention "Tourbe blonde de sphaigne" sans apport d'engrais ou non enrichie, ce qui est parfois le cas. La tourbe représentera 70% du mélange. Le reste peut être composé de sable type quartz dit "Sable de Loire" utilisé en aquariophilie, car il est inerte et ne libèrera pas de minéraux. Ne pas employer de sable de maçonnerie, calcaire le plus souvent. La perlite ou un mélange à parts égales avec de la vermiculite peut remplacer avantageusement le sable. Ces deux derniers matériaux se trouvent avec plus ou moins de difficulté dans les grandes surfaces de bricolage ou chez les distributeurs de produits pour l'horticulture;(conditionnement en sac de 100 à 120 L généralement, autour 20 euros le sac environ). Quels que soient les matériaux choisis, il faut bien les mélanger à sec avant l'emploi. Il est judicieux d' humidifier avec de l'eau de pluie quelques jours avant utilisation. La culture dans un mélange de sphaigne et de perlite donne d'excellents résultats également, mais les plantes sont rapidement envahies et finissent par être étouffées.

         

 

 Les pots 

 

Les plantes carnivores cultivées en pot doivent être rempotées à intervalles réguliers. Même si elles ne produisent pas beaucoup de racines, celles-ci sont généralement longues et finissent par sortir par les trous de drainage des pots. Les dionaea, prospèrent beaucoup mieux si elles sont rempotées tous les ans.

Choix des pots

Les pots accueillant les plantes carnivores sont généralement posés sur une tablette ou un bac contenant de l’eau de pluie pendant une grande partie de l’année. Si nous choisissons des récipients en terre cuite, une partie non négligeable de l’eau sera absorbée par « transpiration » et donc gaspillée. De plus, une accumulation de «sels » se produira et pourra en plus de n’être pas du meilleur effet se montrer néfaste pour les plantes. Nous choisirons donc des récipients en plastique pourvus de suffisamment de trous de drainage. Ce type de pots présentent plusieurs avantages: facilité pour le nettoyage et la désinfection (solution à 10% d’eau de javel), quasiment incassables, réutilisables, légers et proposés dans une vaste gamme de taille. Les coloris vont du noir au blanc en passant par le vert et l’inévitable « terre cuite ». Les racines, contrairement à celles des plantes non carnivores, n’affectionnent pas beaucoup la chaleur, notre choix de couleur devra en tenir compte et s’orienter vers une teinte claire en privilégiant toujours le pot le plus grand possible. Sans tomber dans l’excès, il faut toujours avoir à l’esprit que plus le récipient sera volumineux et plus l’inertie thermique sera importante. En clair, dès que les plantes sont cultivées en pots et surtout en plein soleil, elles nécessitent de grands pots et de grands volumes d’eau.

A retenir:

- privilégier les récipients en plastique ;

- utiliser les pots les plus grands possibles, pour une plante adulte, 15 cm de diamètre;

- désinfecter les pots qui ont été utilisés avant réemploi;

- ne pas mettre de couche de drainage au fond du pot.

 

L'eau

 

Les dionaea, comme le plus part des plantes carnivores, ont besoin de conditions très humides pour prospérer. La qualité de l'eau est un facteur déterminant de réussite. Durant toute la période de pousse, de mars à octobre, les pots seront en permanence immergés dans des soucoupes ou dans des bacs contenant 2 à 5 cm d'eau ou plus en fonction de leur hauteur. L'arrosage se limite à maintenir la soucoupe ou les bacs pleins d'eau. Afin de ne pas tasser rapidement le substrat et de contrarier la pousse des plantes en compactant les racines, il importe de ne pas arroser par le dessus. L'eau devra être obligatoirement douce et acide (pH* inférieur à 7). Pour se procurer une eau convenable, plusieurs possibilités s'offrent à l'amateur:

Acheter de l'eau déminéralisée pour batteries ou fers à repasser (non parfumée) vendue en bidon de 5 litres dans la grande distribution. Solution facile et peu onéreuse lorsqu'on ne cultive que quelques plantes.

Récupérer l'eau de pluie après quelques heures de précipitation (lavage du toit) . Cette manne, gratuite, devra être stockée dans des récipients neutres et inaltérables comme des jerricans ou des bidons en plastique de couleur foncée si possible et entreposés à l'ombre. Solution la plus économique en cas de gros besoins d'eau, mais dépendante de la possibilité de collecte, de stockage et de la météo. Un petit surpresseur ou une pompe vide cave peut assurer la distribution. (IMPORTANT)

Investir dans l'achat d'un osmoseur. Cet accessoire, disposé en aval d'un robinet d'eau de ville, procurera une eau ultra pure (99,0%), idéale pour vous faire redécouvrir les saveurs du thé ou du café et pour arroser toutes les plantes. Un petit modèle, produisant de 50 à 90 litres par jour, satisfera largement les besoins en eau de beaucoup de collectionneurs. Sans éliminer le problème du stockage de l'eau produite, cette solution est la plus facile et la plus sûre quant à la qualité et à la quantité de l'eau disponible. Même si le coût d'un osmoseur est désormais abordable, l'inconvénient majeur est le taux de rejet à l'égout (eau perdue) assez élevé. Il faut jeter environ 3 à 4 litres pour en produire 1. En ces périodes de sècheresse et de restriction, il convient d’être citoyen et économe en ne produisant que l’eau nécessaire (en attendant la pluie....). L’eau rejetée peut et doit bien évidemment être récupérée et utilisée pour l’arrosage du jardin par exemple. Si vous devez consommer de l’eau osmosée il est recommandé de la stocker au réfrigérateur dés sa production dans des récipients fermés. En effet les bactéries présentent dans l’air, sans danger pour les plantes, peuvent contaminer l’eau et vous causez des « désagréments intestinaux » !

Avertissement : L'eau provenant d'un "adoucisseur" domestique comme on en rencontre parfois chez les particuliers est à bannir impérativement. Cet appareil n'adoucit pas l'eau au sens strict du terme, mais la conditionne: après passage sur un lit de résine cationique échangeuse d'ions, l'eau voit tous ses ions de calcium transformés en ions de sodium. Si effectivement les tuyauteries sont exemptes de dépôt de "tartre" (calcium), il n'en reste pas moins que l'eau ainsi obtenue est "salée" et donc extrêmement préjudiciable pour la vie des plantes. Après ce conditionnement l'eau peut être néanmoins admise dans un osmoseur. Exclure également les eaux de puits ou de sources qui sont réputées "bonnes" sans analyses préalables. A noter que l'eau de Volvic (uniquement) peut faire un excellent substitut pour les cas d'urgence.

A retenir:

- une eau standard convenable pour nos dionaea doit être douce, TH° de 0° à 10° maximum et légèrement acide, PH entre 6 et 7.

- l'eau du robinet peut être utilisée sur une courte période (2 à 3 semaines) sans aucun danger pour les plantes.

La lumière 


Quel que soit le mode de culture, il est nécessaire de leur offrir toute l'année le plus de lumière possible.

- En culture sous serre, si la lumière ne manque jamais, le danger peut venir de la trop forte élévation de la température en été. Un filet d'ombrage ou une couche de blanc d'Espagne (ou blanc de Meudon) associé à une ventilation efficace sont les solutions à employer pour réduire cette hausse.

- A l'extérieur, en pots ou en tourbière aménagée, les plantes ne manqueront ni de lumière ni d'aération. De plus sous l'action du soleil, les pièges se coloreront fortement. L'hiver, les plantes seront mises hors gel ou protégées du froid à l'aide d'un tunnel plastique, d'une mini serre, ou d'un paillage.

 

La température 

 

Originaires d'une zone subtropicale (Sud Est des Etats-Unis) les plantes s'accommodent bien du climat européen. Bien que la littérature indique parfois des températures extrêmes (jusqu'à moins 15°C) supportées en culture sans dommage, il convient néanmoins de faire hiverner entre 3 et 8°C les plantes cultivées en petits pots. L'été, 35°C est le seuil à ne pas dépasser trop longtemps ni trop souvent surtout si l'humidité est faible.

 

La période de repos


Les Dionaea sont des plantes vivaces de climat tempéré soumises à quatre saisons bien distinctes. Une période de repos, où la croissance des plantes s'arrête, est quasi obligatoire. L'absence de cette période de repos est une des causes principales d'échec sur le long terme. A l'approche de l'hiver, il est donc très souhaitable de diminuer le taux d'humidité, la température et la quantité de lumière. Si les plantes sont cultivées en serre, il y a lieu de procéder à quelques manipulations :

Les soucoupes ou les tablettes seront vidées de leur eau, le substrat sera juste tenu légèrement humide en arrosant les plantes par le dessus lorsque le mélange commence à s'écarter du bord du pot. La photopériode idéale est environ de 7 à 8heures, élément à prendre en considération si on utilise un éclairage artificiel. Côté température, un maintien hors gel (3 à 5°)est suffisant, les Dionaea s'accommodent très bien de telles conditions. Pour éliminer au maximum le risque de maladies ou moisissures dû à un éventuel excès d'humidité, une aération mécanique ou naturelle est indispensable. Froid et humidité sont des conditions idéales pour le développement du botrytis et autres champignons néfastes et il y a donc davantage de risque de perte de plantes en hiver que pendant la saison de pousse. Par mesure prophylactique , les feuilles (pièges) sèches et nécrosées seront coupées et la coupe traitée si possible à l'aide d'un fongicide classique.

    

 

Le rempotage


Après plusieurs années de culture, le pseudo bulbe s'est multiplié naturellement et le pot est rempli de plantes . De même, quelques racines, sortent par les trous de drainage. Il est grand temps de rempoter. Cette opération doit être réalisée au printemps lorsque les températures voisinent les 18, 20 °C et ne doit s'appliquer que sur des plantes en excellente santé. C'est le moment idéal pour diviser les plantes. L'opération n'est pas délicate mais il est important de prendre quelques précautions pour ne pas mettre la vie de la plante en danger.

Après un achat d'une dionaea en pot, il est d'usage de rempoter les dionaea comme les autres plantes carnivores dans des pots plus grands. Dans ce cas il est préférable de conserver la motte de substrat et de racines quasi intacte et de la placer au centre du nouveau pot après avoir creusé un trou capable de recevoir la motte en s'aidant de l'ancien pot.

 

- rempotage complet:


Cette potée de dionaea doit être rempotée. Les nouvelles plantes produites sont trop à l'étroit.

 

- sortir la motte du pot:


Retourner la potée en la maintenant avec une main sans serrer. Enlever le pot en le tirant vers le haut.

La photo montre la potée retirée de son pot.

- enlever le substrat et division:

Immerger la motte dans un récipient contenant de l’eau de pluie et la débarrasser délicatement du substrat à l’aide des doigts. Le pseudo bulbe se divise facilement par simple traction

 - substrat:

Un substrat neuf est mis en place dans un nouveau pot. Il peut être pratique de creuser une dépression au centre avant d'installer la plante.

- mise en place:

Le bulbe avec ses racines est positionné dans le trou précédemment aménagé.

 

 - rempotage:

Remplir complètement les vides avec du substrat et tasser légèrement. Au final, le rhizome doit être invisible.

 

 - fin du rempotage

Immerger l’ensemble quelques instants. Retirer doucement la potée et ajouter éventuellement à nouveau du substrat.

Le rempotage est terminé. Trois bulbes ont été séparés du pied mère et replantés séparément. Après l'étiquetage des nouvelles potées il ne reste plus qu'à trouver de la place pour les installer ou faire plaisir à un amateur.

   

 

Parasites et maladies


Parasites



Malgré leur caractère carnivore, les Dionaea peuvent subir l'assaut d'insectes parasites. La plupart occasionnent des lésions qui peuvent aller jusqu'à la mort de la plante.

- Pucerons:

Des pucerons, de plusieurs variétés, colonisent parfois les plantes et les hampes florales au printemps. La malformation des feuilles est un indice précis. Les produits de traitement spécifiques du commerce sont adaptés pour lutter contre ces parasites.

- Cochenilles:

Qu'elles soient "farineuse" ou à "carapace", les cochenilles peuvent apparaitre parfois sur les dionaea. Elles peuvent entraîner la perte de la plante si un traitement n'est pas appliqué dés leur détection. Les parties infectées sont souvent décolorées. Là encore, les produits spécifiques sont efficaces . Il est possible, quoique que contraignant lorsque beaucoup de plantes sont infectées, d'immerger complètement la potée pour 24 à 48 heures. Les cochenilles, asphyxiées, remontent a la surface. Un nettoyage sous pression (eau du robinet) enlèvera les derniers insectes. Un rempotage, suivi d'un traitement spécifique, terminera ce traitement.

- Chenilles:

Quelques papillons déposent parfois leurs œufs sur les urnes. Les chenilles qui éclosent s'en nourrissent abondamment. On peut lutter contre elles à l'aide d'un insecticide ou bien les retirer manuellement.

- Mouches blanches (aleurodes) et acariens.

Un insecticide du commerce en viendra à bout facilement.

- Escargots et limaces

Friands des feuilles de dionaea, ces animaux seront éliminés manuellement ou en employant des granulés empoisonnés. Un récipient enfoncé dans le sol et rempli de bière fait merveille contre les limaces.



Maladies



Les plantes peuvent être infectées par des champignons microscopiques du genre botrytis ou oïdium. Les parties atteintes deviennent blanchâtres ou grises. Après la suppression des feuilles contaminées, il est nécessaire de traiter la plante à l'aide d'un produit fongicide (Benlate ….)

Mesures préventives:

Pour limiter le risque de maladies, il convient:



- d'isoler de la collection toutes les plantes malades.

- de retirer les feuilles mortes ou sèches.

- d'aérer suffisamment.*

- de limiter l'humidité pendant la période de repos (octobre à mars) tout en apportant suffisamment de lumière.

- de traiter mensuellement l'hiver avec un produit fongicide.

- d'éviter le manque de lumière en cas de hausse de température pendant la saison de croissance.*

- de diviser les potées trop fournies pour permettre la circulation de l'air.

- d'inspecter soigneusement et de traiter éventuellement toute nouvelle acquisition avant de l'ajouter à la collection

 

  L   P    J   A   


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